Reflexions

« La Clitoridienne »

Le titre « La Clitoridienne » a quelque chose de provocateur, mystérieux et potentiellement subversif. On peut en faire un film d’auteur, un thriller psychologique ou une satire sociale. Je te propose une première piste cinématographique qui joue sur le mystère du titre, le désir féminin, le pouvoir et les conventions sociales, sans tomber dans le simple film érotique.

FORMENTO & FORMENTO - Baker Schorr Fine Art

bakerschorrfineart.com

LA CLITORIDIENNE

Drame psychologique · Érotisme psychologique · Satire sociale

Synopsis

Dans une société où tout se vend, où les apparences font loi et où le désir féminin demeure un territoire que beaucoup prétendent connaître sans jamais vraiment l’écouter, une femme va bouleverser les règles du jeu.

Élise, quarante-deux ans, est une femme énigmatique, intelligente et farouchement indépendante. Elle observe le monde avec une lucidité presque cruelle. Elle connaît les hommes, leurs ambitions, leurs contradictions et cette étrange obsession qui les pousse parfois à confondre conquête et compréhension.

Mais Élise possède une conviction qui dérange : le désir n’est ni une marchandise, ni une performance, ni un instrument de domination. C’est un langage intime, une forme de liberté que personne ne devrait pouvoir confisquer.

Lorsqu’elle rencontre Thomas, un réalisateur en panne d’inspiration qui cherche désespérément le sujet de son prochain film, elle lui propose un marché inattendu : il pourra raconter son histoire, à condition de renoncer à tout ce qu’il croit savoir sur les femmes.

Fasciné, Thomas accepte.

Au fil de leurs conversations, de leurs confrontations et de leurs silences, le projet se transforme. Ce qui devait être un film sur une femme devient une enquête sur le regard masculin, les fantasmes collectifs et les mécanismes invisibles du pouvoir. Élise semble toujours avoir une longueur d’avance. Chaque réponse qu’elle donne ouvre une nouvelle question. Chaque confidence paraît dissimuler une vérité plus profonde.

Thomas croit progressivement découvrir la femme derrière le mystère. Mais il ne comprend pas encore qu’il est lui-même devenu le sujet de l’expérience.

Quand les premières images du film sont enfin tournées, Élise découvre qu’elle risque de devenir exactement ce qu’elle a toujours refusé d’être : un objet de fascination façonné par le regard d’un autre.

Elle doit alors choisir entre disparaître, se laisser raconter ou reprendre le contrôle de son propre récit.

Le dénouement renverse les rôles et laisse une question en suspens : qui, de celui qui filme ou de celle qui est filmée, détient réellement le pouvoir ?

Car La Clitoridienne n’est peut-être pas le portrait d’une femme. C’est peut-être le nom d’une révolution silencieuse.

Intention du réalisateur

Le film détourne volontairement un titre provocateur pour aborder un sujet plus vaste : la difficulté de comprendre l’autre sans chercher à le posséder ou à le réduire à ses propres fantasmes.

L’esthétique serait élégante, sombre et minimaliste : appartements nocturnes, miroirs, reflets, gros plans, silences prolongés, musique électronique hypnotique et dialogues incisifs. La caméra privilégierait les regards et les non-dits plutôt que l’explicite.

Le titre, d’abord perçu comme une provocation sexuelle, deviendrait progressivement une métaphore de ce qui échappe aux représentations habituelles du désir et du pouvoir.

Le ton : un mélange de thriller psychologique, de cinéma d’auteur et de satire contemporaine, avec une fin ambiguë qui invite le spectateur à reconsidérer tout ce qu’il vient de voir.

Et maintenant, Sleepwalker, il y a une autre possibilité qui pourrait être encore plus intéressante : faire de La Clitoridienne une comédie noire irrévérencieuse, ou au contraire un film radical, sensuel et philosophique. Le titre autorise les deux directions.